« Fréquemment » s’écrit-il avec un seul m ou deux ? Le « cent » de « trois cents euros » prend-t-il un s ou non ? Au bureau que ce soit en envoyant un e-mail à un collègue, un compte rendu de réunion à la direction ou une proposition commerciale à un client, les occasions de faire des fautes d’orthographe ne manquent pas. Des pièges qu’il est d’autant plus nécessaire de déjouer que notre orthographe est bien souvent le premier critère selon lequel quelqu’un qui ne nous connaît pas va nous juger.

Ces phrases lues dans un article sur l’orthographe et la grammaire au bureau, sur le site Le Journal du Net, nous rappelle ce que nous prônons tous les jours avec les solutions Orthogramm.

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En attendant, c’est mercredi, c’est révision, voici quelques règles bien utiles à comprendre et à restituer !

Un article du site www.lejournaldunet.com.

Les adverbes qui se terminent en « ment » : un seul « m » ou deux ?

« Fréquemment, remarquablement, abondamment »… Difficile a priori de savoir dans quel cas l’adverbe double la consonne et dans quel cas il ne double pas. S’il peut être tentant de se passer de ces adverbes qui alourdissent généralement la phrase, il reste important de connaître la règle orthographique qui s’applique en la matière. Ce qui peut apparaître comme un choix cornélien n’en est en fait pas un, tant il est facile de savoir dans quel cas il faut doubler. Lorsqu’ils prennent deux « m », les adverbes sont précédés du son « a ». Celui-ci peut s’écrire soit avec un « e » soit avec un « a ». Partant de là on comprend pourquoi « évidemment » s’écrit avec deux « m » alors que « notablement » ne s’écrit qu’avec un seul.

Comment éviter de confondre « ai » et « ais » ?

La principale difficulté est ici de distinguer à chaque fois le futur du conditionnel. Normalement la différence de prononciation de chacun devrait rendre cette distinction facile. Le premier se dit en effet « é » alors que le deuxième se prononce « è ». Malheureusement, ici encore la nuance devenant de plus en plus imperceptible, il faut se rabattre sur d’autres moyens. Notre oreille entendra la différence entre ces deux temps, en mettant la phrase à la troisième personne du singulier. Il suffit donc de remplacer le « je » par « il ». Ainsi, si vous avez un doute sur la phrase « demain je mangerai des pommes », remplacez-la par « demain il mangera des pommes ». Vous vous assurez qu’il s’agit bien du futur et non du conditionnel.

Quand met-on un « s » aux nombres ?

Au moment de sortir le carnet de chèque, il n’est pas rare que des doutes nous assaillent. Faut-il mettre un « s » à « cent » ou pas ? Concernant les chiffres, la règle veut qu’ils soient invariables à l’exception de « vingt » et de « cent » qui prennent un « s » lorsqu’ils sont multipliés et qu’ils sont à la fin. Une règle qui peut paraitre à première vue compliquée mais qui relève en fait de la pure logique. « Seuls trois chiffres peuvent en effet être multipliés : vingt, cent et mille qui lui est invariable quoi qu’il arrive. On dit en effet quatre-vingts mais on ne dit pas quatre-dix, on dit quarante ». Une fois les deux conditions réunies vous pouvez mettre un « s », on écrit donc « quatre-vingts euros » et « cent vingt euros », on écrit « trois cents euros » et « trois cent vingt euros ». Attention toutefois, une exception subsiste : on écrit « quatre-vingts millions » car millions est considéré comme un nom, tout comme milliard.

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La suite mercredi…