La lenteur est la meilleure réponse à l’urgence. Un oxymore qui décoiffe ! C’est pourtant ce que nous enseigne l’une des cinq lois du temps énoncées par des experts du sujet. Universelles et utiles pour mieux s’organiser selon Jean-Louis Muller, directeur chez Cegos.

Un article de Marie-Madeleine Sève pour LEntreprise.com

La vie, au travail comme à la maison, échappe à la logique mathématique. Mais il existe des lois empiriques, éprouvée par des scientifiques ou des praticiens qui devraient aider le manager à mieux gérer son temps, son énergie et son équipe. Après les sept lois de lundi dernier, en voici cinq autres inspirées par des personnalités au parcours vivifiant.

1. La loi de Covey : la loi de la course au temps qui exténue.

Définition : « Réagir instantanément à l’évènement épuise ».

Être sur le qui-vive conduit à gaspiller ses forces dans un cercle vicieux sans fin, la réactivité appelant la réactivité. Ce phénomène est un réflexe pavlovien ; l’individu réitère les mêmes faux pas, applique les mêmes solutions, use des mêmes habitudes. Il tourne en rond. Or, il doit à l’inverse être stratégique, penser le coup d’après et répondre à des stimuli intérieurs. Trop de managers mènent des plans d’action qui se résument à traiter les problèmes du passé. Ils ont pourtant tout à gagner à être proactifs. Et décider de subir n’est pas subir, c’est déjà maîtriser l’aléa.

Prenez l’initiative de faire autrement en abandonnant l’idée d’agir ou réparer à l’identique. Demandez-vous ce que vous feriez si votre employeur voulait vous licencier demain : vous feriez tout pour sortir de la routine, sans vous essouffler, afin qu’il vous garde.

2. La loi de Einstein : la loi de la simultanéité des temps.

Définition : « le passé, le présent et le futur s’enchevêtrent dans l’action ».

Selon sa théorie de la relativité, l’espace-temps est une seule entité. À la limite, le présent n’existe pas puisqu’il est au carrefour du passé et du futur. Plonger dans la tâche en urgence peut conduire à l’apnée, ce qui est contre-productif. Se mettre ainsi sous une telle tension c’est se priver des ressources de l’expérience écoulée et perdre le sens et la vision de ce qu’on fait. A contrario, trop dans le passé, l’individu rumine, trop dans l’avenir, il oublie les contraintes. Il doit tenir compte tout à la fois du vécu et de l’objectif. Les chefs de projet connaissent bien cette loi qui leur permet de tenir le cap.

Avant tout défi, posez-vous. Regardez d’abord dans le rétroviseur, analysez les faits passés afin d’apprendre de vos erreurs. Puis détectez les challenges – le futur – dans la mission que vous allez mener.

3. La loi de Talleyrand : la loi des retards accumulés.

Définition : « Quand c’est urgent, c’est déjà trop tard ».

L’urgence est la somme des non-anticipations antérieures. Elles se sont empilées jusqu’à la rupture, les conflits, la crise. Une mécanique qu’a fort bien démontré ce diplomate hors pair. Il s’agit alors de faire comprendre à votre interlocuteur que s’agiter ne sert à rien. Puis d’envisager les choses sous un autre angle pour réparer les dégâts.

Interroger : « C’est pour quand ? » est la meilleure façon de solliciter un délai à ceux qui vous pressent. Ayez la même indulgence envers vous-même.

4. La loi de Churchill : la loi de la lenteur efficace.

Définition : « Hâtons-nous lentement ».

Une variante enrichie de la loi précédente. Même si l’instant est critique, l’individu a intérêt à ralentir afin de reprendre la main et de retrouver du punch. Souffrir l’urgence, c’est comme souffrir un mal de dents, on n’apprécie plus une fleur, un film, un sourire. C’est notre cerveau reptilien qui commande soit l’attaque, soit la fuite. Mieux vaut se placer dans un espace-temps plus large en connectant son cerveau cortical, qui permet de réfléchir et d’analyser. Ce que savent si bien faire les urgentistes, pompiers, chirurgiens… qui modèrent leurs intervention et gestes pour sauver des vies.

Prenez du recul. Foncez tête baissée c’est se dédouaner des conséquences alors qu’évaluer la situation vous responsabilise sur votre décision, bonne ou mauvaise. Assumez-la. À proscrire : l’évitement ou la procrastination.

5. La loi de Saint-Exupéry : la loi du futur qui se construit en toutes circonstances

Définition : « Ce n’est pas parce que l’avenir est incertain qu’il faut s’abstenir de le bâtir ».

Comme l’ex-patron de General Electric, Jack Welch (« Nous ne savions pas que c’est impossible, c’est pour ça que nous l’avons fait »), l’aviateur-écrivain affirmait que le futur se fabrique. Ces deux figures illustres relèvent de l’école du constructivisme qui veut que la réalité ne soit pas immuable et qu’on peut la façonner à notre mesure ou à celle de nos rêves.

Allez de l’avant. Évacuez les pensées fatalistes ou négatives du type : « on verra bien! » ou « on est mal parti ! ». Engagez-vous dans une dynamique de projet même si le contexte vous parait noir.

La loi d’Orthogramm : la loi de la faute d’orthographe répétée.

Définition. « Vous n’aurez jamais une deuxième chance de faire une première bonne impression ».

Sur son site, le spécialiste en e.learning de l’orthographe et la grammaire, propose des évaluations et des formations en orthographe et grammaire, parce que les fautes d’orthographe sont vues tant en interne qu’en externe. Ces fautes d’orthographe sont, pour celui qui les lit, un manque de respect et ne l’encourage pas à donner suite, tant à une demande qu’à une réponse. Les fautes d’orthographe et de grammaire doivent être éliminées. Évaluez-vous sur le site www.orthogramm.com

L’orthographe est de respect, c’est une forme de politesse.

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