L’information écrite est un passage obligatoire en société. Elle permet  de créer le lien de communication entre tous les salariés, mais elle peut mettre en danger la perception qu’ont les salariés ou les clients, de la société et/ou de l’envoyeur de ladite information écrite. Mis à mal, cette communication, contenant des erreurs en orthographe par exemple, peut atteindre l’image de tout un chacun. Être efficace dans l’information, tout autant que dans la communication écrite, donne de l’essor à chaque salariés, à l’entreprise, à l’emploi, à la société ! Il faut libérer le salarié qui devient alors plus responsable…

Fini le système tayloriste ! Dans L’entreprise libérée, voir la vidéo, la responsabilisation des salariés devient un levier de performance. C’est le concept défendu par Isaac Getz*, professeur de leardership et d’innovation à l’ESCP Europe.

Libérer les salariés: un modèle anti-crise ?

Comment améliorer la motivation des salariés dans un contexte économique aussi morose? « En libérant l’initiative dans l’entreprise », répond, sans hésiter, Isaac Getz. Sa méthode : un nouveau mode d’organisation, baptisée Liberté SA (Freedom.Inc, en anglais) qui favorise l’initiative et la responsabilisation des collaborateurs, gage de rentabilité.

Fin de la bureaucratie… et des privilèges.

« Les entreprises les plus performantes sont agiles, démantèlent la bureaucratie et savent créer un environnement au sein duquel les salariés peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes », indique le chercheur. Un concept qui signe la fin des modèles de gestion traditionnelle, issus du taylorisme, devenus totalement inefficaces.

Concrètement, la mise en place de ce type d’organisation implique un profond bouleversement. Les lignes hiérarchiques fondent pour laisser la place à des organigrammes plats ; les symboles de privilèges liés au top niveau disparaissent (voiture de fonction, places de parking réservées…) et les managers recomposent leur rôle, non plus pour assumer des tâches de « contrôle » mais de « leaders ». À charge pour eux de se mettre au service de leurs collaborateurs. Tandis que ces derniers décident, eux-mêmes, de leurs actions dans leur périmètre de responsabilité.

Un lien de subordination plus agréable.

Plusieurs entreprises appliquent, d’ores et déjà, les théories de Getz. Ainsi, Favi, une fonderie implantée dans la somme ; Sew, spécialisée en automatismes, en Alsace ; Gore, le fabricant américain de Gore-tex ; Harley Dadvison, le constructeur américain de motos ou encore Sol, une entreprise de nettoyage finlandaise sont toutes des organisations Freedom Inc. À la clef, le sentiment pour les salariés ne pas être considérés uniquement comme un petit rouage dans une énorme machine. D’où un lien de subordination plus agréable à vivre.

Reste que la mise en oeuvre de cette méthode prend du temps. Comptez trois ans pour une PME, dix ans pour une plus grande entreprise… Elle implique également de lever quelques réticences en interne, celle des managers, tout d’abord, qui perdent leurs prérogatives, puis celles du dirigeant qui doit s’interdire d’arbitrer en lieu et place des salariés… Vaste programme !

*Isaac Getz est également co-auteur avec Brian M. Carney de « Liberté & Compagnie » (Fayard, 2012). Il a reçu le prix du Syntec Conseil en management, en 2010. Un article d’Anne Bariet pour lentreprise.com

Steve Jobs parle de sa façon de manager…

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