Orthogramm est un organisme de formation. Il est le spécialiste en e.learning de la formation en orthographe et en grammaire. Orthogramm propose des évaluations et des formations en orthographe et grammaire, parce que les fautes d’orthographe sont vues tant en interne qu’en externe. Ces fautes d’orthographe sont, pour celui qui les lit, un manque de respect et ne l’encourage pas à donner suite, tant à une demande qu’à une réponse. Les fautes d’orthographe et de grammaire doivent être éliminées et faire en sorte que les recruteurs se concentrent sur votre C.V. et vos atouts. Aujourd’hui, voici un point sur l’utilisation des fonds de la formation.

Pourquoi les milliards de la formation ne peuvent pas former tous les chômeurs ?

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Alors que le taux de chômage atteint un nouveau pic (3.264.400 demandeurs d’emploi recensés en avril 2013), les critiques vont bon train sur l’utilisation des fonds de la formation. Des lectures souvent hasardeuses sur la façon dont sont utilisés « ces milliards d’euros ».

Bis repetita. À quelques heures de la publication des chiffres du chômage, Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand à l’Elysée a renouvelé, le 30 mai sur France Inter, sa virulente attaque contre ce qu’il qualifie de « formidable gaspillage de la formation professionnelle ». Pour le président de PlaNet Finances « 31,5 milliards d’euros sont gaspillés parce que le Medef et les syndicats utilisent cet argent pour tout à fait autre chose [que] la formation des chômeurs ». Des propos qu’il convient de nuancer.

De quoi parle-t-on ? Ces 31,5 milliards représentent les dépenses au titre de la formation professionnelle et de l’apprentissage recensés dans le Jaune budgétaire. Ces fonds proviennent de différentes sources : entreprises (13,1 Mds) €, régions (5,1 Mds €), État (4,7 Mds €), de l’Unédic, Pôle emploi et l’Agefiph (handicapés) (1,8 Mds € )…
Lire le détail sur Où vont les 32 milliards de la formation professionnelle ?

Contrairement à l’assertion de Jacques Attali, ces fonds ne peuvent donc pas être utilisés uniquement pour la formation des demandeurs d’emploi.

À titre d’exemple, les entreprises constituent le principal financeur de la formation et de l’apprentissage (13,1 milliards d’euros). Ces fonds servent à financer la formation des salariés et des alternants. Mais depuis 2009, ils financent également une partie des formations des chômeurs via une cotisation spécifique qui varie entre 10 et 13% de leurs contributions « formation » chaque année.

Confusion ? Cette nouvelle déclaration de Jacques Attali intervient quelques jours après une tribune cosignée par l’un des candidats à la présidence du Medef, Pierre Gattaz (président du directoire du groupe Radiall et du groupe des fédérations industrielles), dans laquelle il exhorte les partenaires sociaux à « gérer de manière transparente et efficace les fonds de formation professionnelle », des fonds qu’il chiffre à « 40 milliards d’euros »…
Ici, la dépense de formation explose de 25%. Aurait-il confondu ce chiffre avec le coût des aides publiques aux entreprises en faveur de l’emploi que le COE (Conseil d’orientation pour l’emploi) vient précisément d’estimer à 40 milliards d’euros ?

Par ailleurs, si la formation professionnelle et l’apprentissage pèsent près de 32 milliards, les partenaires sociaux en gère « seulement » 6,4 milliards à travers les Opca (organismes paritaires collecteurs agréés par l’État). Pour financer leur activité de gestionnaires des fonds et de développeurs des politiques de formation, les organisations patronales et syndicales perçoivent 80 millions d’euros calculés sur les collectes des Opca.

Pressions. Pour quelles raisons une dépense globale de la nation, provenant de sources disparates pour des publics et des objectifs divers, calculées sur des fonds de nature différentes (contributions uniquement patronales, cotisations sociales à la charge des employeurs et des salariés, aides publiques, exonérations de charges, porte-monnaie des particuliers…) génère-t-elle des critiques aussi sévères et autant de suspicion à l’égard des partenaires sociaux gestionnaires d’une petite part des 31,5 milliards ?

À quelques jours de l’ouverture de la deuxième édition de la Grande Conférence sociale qui donnera le Top départ à la réforme de la formation professionnelle et à la négociation nationale interprofessionnelle, ces analystes entendent sûrement « mettre » la pression à la fois sur l’Exécutif et sur les partenaires sociaux qui se déclarent pourtant prêts à revoir le financement du paritarisme de gestion de la formation professionnelle.

Un article de Valérie Grasset-Morel pour LEntreprise.com

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